À N’Zérékoré, la semaine qui s’achève a été marquée par un procès hors du commun, celui de l’excision d’une fillette. Le tribunal de première instance a condamné cinq personnes, dont trois femmes, à un mois de prison ferme et à deux millions de francs guinéens d’amende pour leur rôle dans l’excision de Jeannette Kolie, âgée de 13 ans.
La jeune fille avait été envoyée le 21 août par sa grand-mère paternelle à Moata, dans la sous-préfecture de Yalenzou, pour y subir cette pratique pourtant formellement interdite par la loi guinéenne.
Ce procès, fortement suivi par les acteurs judiciaires et les défenseurs des droits humains, reste dans le cadre de la lutte contre les mutilations génitales féminines, toujours répandues malgré l’interdiction.
Les familles sont appelées à jouer pleinement leur rôle pour protéger les enfants contre ces violences.
Amadou Diallo














