Un drame a endeuillé la commune urbaine de Dubréka dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 septembre 2025. Foromo Alphonse Sorovogui, enseignant de 42 ans à l’Institut Mory Kanté de Dubréka, a été retrouvé mort, pendu dans un puits.
Selon son neveu, Kalvogui Alphonse, le défunt traversait une période difficile liée à des problèmes conjugaux. « C’est par rapport à une femme. Il avait divorcé il y a cinq ans, puis il s’est remarié. Mais sa nouvelle relation ne lui apportait pas la paix du cœur. Il aimait trop cette femme, et face aux tensions avec sa belle-famille, il vivait dans un profond tourment », confie-t-il.
Un autre témoin, Moïse Koivogui, apprenti et proche du défunt, raconte les derniers instants partagés avec lui :
« Je lui ai apporté à manger, mais il m’a dit qu’il n’avait pas faim. Il ne dormait presque plus depuis plusieurs jours. Cette nuit-là, je me suis endormi en le laissant veiller. C’est pendant mon sommeil qu’il est allé se donner la mort. Le matin, quand nous l’avons cherché sans succès, c’est finalement dans le puits que nous avons retrouvé son corps », témoigne-t-il avec émotion.
Alertées, les autorités locales se sont rendues sur les lieux pour procéder au retrait du corps. La famille du défunt a annoncé que son enterrement aura lieu dans son village natal, à Macenta.
Ce drame relance le débat sur la souffrance psychologique et le silence qui entourent encore souvent les problèmes de santé mentale dans la société guinéenne.
Amadou Oury Barry














