Invitée sur le plateau de l’émission « Au Cœur du Référendum », la Directrice générale des Élections, Djénabou Touré, est revenue sur les préoccupations soulevées par certains citoyens concernant des cartes d’électeurs comportant des informations erronées. Des cas relayés sur les réseaux sociaux ont alimenté une polémique sur la qualité du travail accompli par la DGE dans le cadre du processus électoral.
Face à ces critiques, la Directrice n’a pas éludé la question, mais a souhaité apporter des nuances : « Il ne s’agit pas forcément d’anomalies. Dans certains cas, il y a effectivement des erreurs de saisie, mais la plupart proviennent d’un manque de vérification au moment de l’inscription. »
Selon elle, ces situations ne remettent pas en cause la fiabilité globale du fichier électoral. Djénabou Touré a rappelé que les citoyens avaient été invités à vérifier leurs données avant la distribution des cartes, une étape essentielle dans le processus d’enrôlement mené à travers le Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC) : « Chaque citoyen devait valider ses données, directement ou par l’intermédiaire de l’agent de saisie pour les personnes analphabètes », a-t-elle précisé.
Par ailleurs, elle a tenu à clarifier l’évolution de certains champs d’information, notamment celui relatif au lieu de naissance : « Désormais, cette donnée est enregistrée de façon détaillée (centre de santé, hôpital, domicile) et reliée au Registre national des personnes physiques », a-t-elle expliqué, en soulignant que ce registre servira de base permanente pour la délivrance des documents officiels.
En ce qui concerne les publications circulant en ligne, Djénabou Touré a été ferme. Plusieurs images montrant des cartes comportant des incohérences seraient soit falsifiées, soit générées artificiellement: « Ces anomalies restent marginales. Avec 6,7 millions d’électeurs enrôlés, nous pouvons dire que le travail est une réussite », a-t-elle affirmé.
Elle a conclu en rassurant les citoyens. Ils pourront voter avec leurs cartes actuelles, tout en ayant la possibilité de corriger leurs données par le biais de l’état civil.
Selon ses propos, aucune inquiétude majeure n’est à avoir quant à la solidité du fichier électoral biométrique permanent.
Décryptage : Amadou Diallo














