Longue de près de 60 kilomètres, la route reliant N’zérékoré à Diecké, dans la région forestière, est aujourd’hui dans un état de dégradation avancé. Une situation qui complique fortement les déplacements entre ces deux localités et soulève de vives préoccupations parmi les habitants.
Autrefois entretenue par la Société guinéenne de palmier et d’hévéa, cette route est désormais laissée à l’abandon, selon plusieurs usagers interrogés sur le terrain. En saison des pluies, elle devient quasiment impraticable à cause de la boue et des nombreux nids-de-poule. Les citoyens sont amener à débourser plus de cent mille francs guinéens pour se rendre dans cette localité à moto.
« Cette route est complètement impraticable. Et c’est comme ça pratiquement toutes les saisons pluvieuses. Il y a la boue, des trous partout. Les chauffeurs évitent cette route parce que leurs voitures tombent souvent en panne », déplore Justine Haba, une commerçante contrainte d’emprunter des motos pour rejoindre Diecké. « On n’a l’impression d’être abandonnés par les autorités du pays », ajoute-t-elle, visiblement frustrée.

Même son de cloche chez Jonas Kpogomou, obligé de passer par Péla pour atteindre Diecké. « La route est dans un état lamentable. Celle de Péla jusqu’à Yomou est aussi abîmée, mais elle reste plus praticable que celle de N’zérékoré à Diecké », explique-t-il, tout en soulignant la hausse des coûts de transport engendrée par la situation.
Les chauffeurs, eux, tirent la sonnette d’alarme. François Sagno, conducteur sur ce tronçon, décrit un quotidien fait de réparations incessantes. « À chaque voyage, on doit aller au garage. La boue nous bloque et nos véhicules tombent en panne. Parfois, on doit même ajouter de l’argent à celui payé par les passagers pour couvrir les frais de réparation », témoigne-t-il, visiblement à bout.
Face à ce constat alarmant, les populations locales interpellent les autorités afin qu’une solution durable soit apportée. La réhabilitation de cette route vitale pour l’économie locale et la mobilité des populations apparaît désormais comme une urgence absolue.
Aboubacar Sidiki Camara














