La plus grande mine de fer au monde s’apprête à entrer en production avant la fin de l’année 2025. Lors d’une conférence de presse ce vendredi 12 septembre, SimFer, la coentreprise entre la Guinée, Rio Tinto et le consortium CIOH dirigé par Chinalco, a fait une mise à jour sur l’avancement du projet Simandou au cours du troisième trimestre 2025. Le projet est en bonne voie pour atteindre tous ses jalons clés, avec une première expédition désormais avancée aux alentours de novembre 2025.
La pose de 72 kilomètres de voie ferrée de l’embranchement ferroviaire reliant la mine de SimFer à la jonction du TransGuinéen à Kérouané est désormais achevée, marquant ainsi une étape clé du projet. De même, les travaux de génie civil au port progressent rapidement : la passerelle d’accès au quai des Vaisseaux de Transbordement (TSV) est maintenant prête pour l’installation des convoyeurs. Les infrastructures à la mine continuent également de prendre forme comme prévu.
Selon Chris Aitchison, Directeur Général de SimFer, « Malgré les défis, nous avons gardé le cap et continué à progresser vers notre objectif : achever le projet Simandou en toute sécurité, au profit de toutes les parties prenantes. La perte de notre collègue en août sur le site minier nous rappelle vivement pourquoi la sécurité doit rester la priorité absolue de SimFer. Nous sommes déterminés à garantir un environnement de travail sûr, permettant à chacun de nos employés de rentrer sain et sauf auprès de leurs familles après chaque journée de travail. »
Après la première expédition prévue en novembre 2025, SimFer entamera une montée en puissance sur une période de 30 mois pour atteindre sa pleine capacité. Le minerai de fer provenant de sa mine sera initialement expédié via le port de WCS, en attendant l’achèvement des travaux de construction de son port.
Au même moment, la question des retombées issues du projet Simandou pour les Guinéens reste une préoccupation. Alors que la mine devrait atteindre sa phase de production d’ici la fin de l’année 2025, faut-il craindre que les emplois soient accaparés par des ressortissants de pays étrangers, au détriment des Guinéens ?
Lors de cette conférence de presse, Rio Tinto Simfer a rassuré de son engagement à promouvoir les talents locaux. Selon son Directeur général, déjà 80% des emplois actuels sont locaux, avec une forte proportion dans les postes de prise de décisions. Chris Atchison a réaffirmé l’engagement de SimFer à continuer à promouvoir cette dynamique.
Alors que le projet attire au delà des frontières nationales, il intéresse un main d’œuvre désireuse de se faire un place. Mais au delà des emplois directs, Rio Tinto Simfer renforce aussi sa collaboration avec des entreprises locales, à main d’œuvre locale, afin de maximiser les retombées pour la population guinéenne. Environ la moitié des entreprises fournisseurs, dans le cadre du contenu local, sont guinéennes, ce qui accroît les profits locaux.














