À moins d’une semaine du référendum du 21 septembre 2025, le retrait des cartes d’électeurs se poursuit timidement à Dixinn. L’effervescence des premiers jours a laissé place à un calme presque déroutant.
Ce lundi matin, dans le quartier Dixinn Centre 2, l’image est frappante : un espace aménagé pour le retrait des cartes, des chaises disposées à l’attente… mais pas l’ombre d’un citoyen. Seul, un agent électoral patiente derrière sa table. « Il y a beaucoup de personnes que je connais qui ont encore leurs cartes ici mais qui ne les ont pas retirées. Ils attendent à la dernière minute pour venir les chercher », confie-t-il d’un ton mêlant inquiétude et résignation.
Autour de lui, la quiétude contraste avec l’urgence du moment. Les cartes, soigneusement rangées, attendent leurs propriétaires. L’agent espère malgré tout un sursaut citoyen. « J’espère que d’ici le 21, tout le monde viendra récupérer sa carte. »
À mesure que le jour du scrutin approche, l’attente se prolonge dans les centres de retrait, où l’espoir reste que l’ultime mobilisation efface l’actuel désintérêt.
Mohamed Béné Barry














