Alors que certains leaders politiques, hostiles au pouvoir en place, appellent leurs militants et sympathisants à boycotter le référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025, le Premier ministre Amadou Oury Bah a réagi sur les antennes de France 24.
Interpellé sur le sujet, il a livré une réponse mesurée mais ferme: « La notion d’opposition, elle est toute relative. Il y a des oppositions qui ont existé par le passé, mais dans le contexte actuel, je pense qu’il faut que les uns et les autres acceptent de se redéfinir pour se plier au verdict des urnes, pour savoir si réellement il y a une opposition digne de ce nom dans le contexte de profonde refondation de la République de Guinée. »
Poursuivant son analyse, le chef du gouvernement s’est interrogé sur les motivations de ceux qui rejettent l’initiative référendaire: « C’est la raison pour laquelle, lorsqu’on lance un référendum pour redéfinir les bases de l’État guinéen et que des personnes dignes d’intérêt et qui ont agi et parlé à un moment donné au nom du peuple et de la République de Guinée lancent des appels pour dire qu’ils sont contre, c’est à se poser la question, où se trouve la responsabilité, où se trouve le sens de l’État ? C’est leur droit. »
Il reconnaît que toutes les opinions peuvent s’exprimer dans le contexte démocratique actuel, mais insiste sur l’importance de la responsabilité historique: « Vous savez que, dans le contexte actuel, il y a toujours des positions qui sont en déphasage avec la volonté majoritaire. Aujourd’hui, nous lançons le processus d’appel à la population guinéenne pour, une rare fois, être en phase avec l’histoire de la République de Guinée et qui veut aller dans le sens de la refondation, dans le sens de l’actualisation des espoirs qui ont nourri ce peuple pendant des décennies et des décennies, avec, par le passé, beaucoup de rendez-vous manqués, et là aussi, ils disent non. Donc, à chacun son chemin, à chacun sa façon de voir les choses. Mais je considère que, lorsqu’on a été à un moment donné dans une logique de parler et d’agir au nom de la République de Guinée et du peuple guinéen, on doit faire preuve de raison, de responsabilité et aussi de retenue. »
Amadou Diallo














