Dans la commune urbaine de Lambanyi, chaque nuit, dans l’obscurité, le site se remplit de cartons vides, de sachets plastiques, de caoutchoucs usés et de déchets ménagers. À force de s’y accumuler, les ordures finissent souvent leur course dans le cours d’eau qui passe sous le pont, entraînant une pollution visible et persistante de l’eau. Une situation qui inquiète certains riverains, même si peu osent s’exprimer ouvertement à propos.
À proximité immédiate, plusieurs boutiques et commerces alimentaires continuent pourtant de fonctionner normalement. Interrogé par AllureInfo.net, un gérant d’une boutique de vêtements se montre évasif: « Oui, on vend à côté des ordures, mais ce n’est pas nous qui les jetons. Nous, on vend des habits, des chaussures. »
À quelques pas plus loin, chaque soir, des vendeurs de poulets braisés s’installent non loin de ce dépotoir improvisé. L’un d’eux, visiblement agacé, finit par lâcher: « Monsieur, nous sommes là pour gagner notre pain. Nous ne sommes pas les gardiens du pont. D’ailleurs, chaque matin, les camions passent pour ramasser les ordures. Où est le problème ? », avant de tourner les talons.
Aujourd’hui, le pont de Lambanyi subit de plein fouet, les effets de cette mesure. L’eau continue d’être polluée, et les risques sanitaires pour les riverains ne cessent de croître, à mesure que les déchets s’entassent.
Entre besoin d’assainissement et absence de dispositif de remplacement, la commune de Lambanyi se retrouve face à un dilemme écologique et sanitaire qui requiert une réponse urgente.
Amadou Diallo














