À quelques jours de la rentrée des classes, l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée (UDCG) dénonce une situation alarmante dans le secteur de l’éducation. Son président, Mbany Sidibé, fustige à la fois l’augmentation jugée « fantaisiste » des prix des fournitures scolaires et le détournement des manuels subventionnés par l’État.
S’exprimant ce mercredi au micro de notre reporter, le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée(UDCG) déplore que les cahiers, sacs, tenues et autres fournitures connaissent une hausse incontrôlée, sans qu’aucune mesure ne soit prise par le ministère de l’Éducation nationale ou celui du Commerce pour protéger les parents d’élèves.
« Nous sommes face à une flambée des prix sans précédent, et les autorités ferment les yeux », déplore l’activiste.
Plus inquiet, Mbany Sidibé alerte sur la disparition des manuels scolaires destinés aux écoles de l’intérieur du pays.
« Aujourd’hui, aucun livre n’arrive dans nos villages ni dans les écoles de nos sous-préfectures et districts. Les manuels subventionnés par l’État se retrouvent dans les marchés de Conakry. C’est très grave », s’indigne notre interlocuteur.
Le président de l’UDCG accuse certains responsables éducatifs de revendre délibérément selon lui, ces ouvrages, qui privent ainsi des milliers d’élèves, notamment en zones rurales, de leur droit à une éducation de qualité.
« L’élite guinéenne est en train de sacrifier l’avenir des enfants des autres. Ce n’est pas normal », insiste-t-il.
Pour la qualité de l’enseignement, le prix des fournitures scolaires doit être à la portée de tous les consommateurs, conclut Mbani Sidibé, promettant que son organisation saisira les autorités compétentes pour mettre fin à cette « anarchie totale » dans le secteur de l’éducation.
Amadou Oury Barry














