À quelques heures du vote référendaire, c’est un véritable ballet diplomatique qui se déroule au siège du ministère des Affaires étrangères. Le Dr Morissanda Kouyaté s’est entretenu successivement avec deux délégations. D’abord celle de la CEDEAO, dépêchée à Conakry dans le cadre de l’observation du scrutin de ce dimanche.

Face à la délégation, le chef de la diplomatie guinéenne a d’emblée rappelé les raisons du malaise diplomatique et exposé la position de Conakry: « Nous avons eu quelques petites difficultés à accorder nos violons sur la recherche du financement. Le chef de l’État a pris ses responsabilités. Il a dit, si nous avons déjà un programme avec la CEDEAO et nous sommes partants, s’il n’y a pas de financement extérieur, la Guinée, dans sa souveraineté, doit se payer les moyens pour tenir ses élections. Et c’est ce qu’il a fait.
Ses élections se tiennent aujourd’hui grâce à l’engagement de la Guinée. Et remercier la CEDEAO. Lui dire qu’ici, elle ne trouve que des frères et des sœurs. Et ils sont à la tête d’une organisation qui nous appartient à tous. »

Après la CEDEAO, le Dr Morissanda Kouyaté a reçu, le même jour, une délégation de l’Union africaine, également présente dans la même optique, la supervision du scrutin du 21 septembre.
À cette délégation aussi, il a martelé: « Le chef de l’État a dit que tout en gardant nos relations avec notre organisation de l’Union africaine, nous avons aussi nos responsabilités nationales, souveraineté, pour pouvoir faire face aux dépenses, aux ressources financières, matérielles et humaines dont on a besoin pour ce retour à l’ordre constitutionnel.
Je pense que très très bientôt, la Guinée va retrouver sa place dans le concert des nations et surtout sa place à l’Union africaine qui nous tient à cœur. »
Décryptage: Amadou Diallo














