En ce jour électoral, les habitants de Lambanyi, en banlieue de Conakry, ont eu la mauvaise surprise de voir les tarifs des taxi-motos doubler. Habituellement facturée à 5.000 francs guinéens, la course entre le centre commercial de Lambanyi et le terrain Russal est passée à 10.000 FG. Une hausse brutale que dénoncent de nombreux citoyens: « Si j’avais su que c’était 10.00fg, je ne vous aurais pas appelé. Je peux marcher, ce n’est même pas loin », s’est indigné un passager, fraîchement déposé.
Malgré son mécontentement, le motard, occupé à chercher la monnaie, campe sur sa position: « Le litre d’essence au marché noir coûte 15.000 FG aujourd’hui. Les stations sont à sec. Vous voulez que je travaille à perte ? »
Un autre client, rencontré près du cimetière du quartier, fulmine: « C’est du vol .On profite de la journée pour nous arnaquer. Je paie parce que c’est exceptionnel, mais c’est injuste. »
Alors que le pays vit un moment démocratique, cette flambée tarifaire jette une ombre sur l’ambiance électorale. Carburant introuvable, spéculation sauvage. Pour certains, voter devient un luxe.
Amadou Diallo














