À l’occasion du scrutin référendaire pour l’adoption de la nouvelle Constitution, un acte citoyen exemplaire a retenu l’attention de notre reporter dans la commune de Lambanyi. Aboubacar Diallo, actuellement résident à Hamdallaye, s’est déplacé très tôt ce dimanche vers son ancien quartier pour accomplir son devoir civique.
C’est au groupe scolaire Fatoumata Kitama de Lambanyi qu’il a pu exercer son droit de vote. Rencontré juste après avoir glissé son bulletin dans l’urne, il a exprimé sa satisfaction: « Je viens de voter à Lambanyi, à l’école Fatoumata Kitama. Je suis très content, parce que je rêvais vraiment d’accomplir ce devoir civique. »
Aboubacar Diallo explique s’être fait recenser à Lambanyi avant de déménager à Hamdallaye. Conscient de l’importance du scrutin, il n’a pas hésité à parcourir plusieurs kilomètres pour rejoindre son bureau de vote: « J’étais dans ce quartier avant, je me suis fait recenser ici. Mais entre-temps, j’ai déménagé. Comme c’est un droit, je me suis dit qu’en sortant à 6h40, j’allais voter rapidement, rester chez des amis jusqu’à 18h, puis rentrer tranquillement. »
Mais son déplacement ne s’est pas déroulé sans accroc. Sa moto a été saisie en chemin par des agents déployés sur la route: « Malheureusement, ma moto a été retirée. Cela ne m’a pas empêché de voter, mais après, j’ai dû marcher du rond-point de Nongo jusqu’à Lambanyi. »
Épuisé, mais toujours déterminé, il reste déçu par cette mésaventure, tout en espérant récupérer son engin: « Je vais repartir à Nongo pour voir s’ils vont accepter de me remettre ma moto. »
Enfin, à travers notre micro, il adresse une demande émotive aux autorités concernées: « Je demande pardon pour qu’on libère ma moto, s’il vous plaît. Hamdallaye, c’est loin pour moi. »
Un témoignage qui illustre le courage de nombreux citoyens prêts à surmonter les difficultés pour faire entendre leurs voix à travers les urnes.
Amadou Diallo














