Au lendemain du scrutin référendaire organisé ce dimanche 21 septembre en Guinée, la vie reprend progressivement à certains carrefours stratégiques de la capitale, notamment sur la route le prince. A Cosa, Koloma et Bambéto, zones connues pour leur forte activité commerciale, les boutiques et étals ont rouvert timidement ce lundi matin, après une journée marquée par la fermeture quasi totale des commerces.
Selon le constat fait par notre reporter, si quelques marchands ont repris leurs activités, l’affluence habituelle reste encore en deçà des jours ordinaires. Les vendeurs de denrées de première nécessité, de produits alimentaires ont été les premiers à s’installer. En revanche, certains magasins et ateliers restent encore fermés, traduisant une reprise partielle et prudente.
« On ne peut pas rester longtemps à la maison, nous devons vendre pour nourrir nos familles, mais on reste vigilant », confie Mariama Diallo, vendeuse de fruits à Cosa.
La circulation routière, quant à elle, connaît une reprise progressive avec la présence de taxis, véhicules personnels et mototaxis dans ces quartiers réputés très fréquentés. Toutefois, la reprise s’effectue sous haute surveillance sécuritaire. Notre reporter qui a sillonné la zone a constaté la présence de plusieurs pickups des unités BAC 5 et BAC 6 stationnées à Cosa, notamment à proximité de la plaque dite Cellcom, ainsi qu’un pickup de l’armée posté au rond-point de Cosa.
Les mêmes véhicules de la police sont également visibles à Koloma et Bambeto, renforçant la présence sécuritaire à ces endroits névralgiques. Ce dispositif mis en place à la veille du scrutin vise à prévenir tout débordement et rassurer les populations, même si certains habitants de Cosa disent encore ressentir une certaine crainte après avoir passé une nuit agitée, marquée par des accrochages entre des jeunes et les forces de l’ordre dans ce quartier de la commune de Ratoma.
Cette reprise partielle des activités témoigne d’une volonté des populations de tourner la page du scrutin et de renouer avec le quotidien, même si la prudence reste de rigueur.
Amadou Oury Barry














