À la suite du référendum constitutionnel controversé du 21 septembre, marqué par des atteintes aux libertés fondamentales, l’ONU appelle les autorités de transition guinéennes à respecter les droits humains. Le Haut-Commissaire Volker Türk dénonce les interdictions ciblant partis politiques et médias, les arrestations arbitraires, ainsi que les disparitions forcées, et exhorte à la transparence dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Déclaration du Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk: « Il est essentiel, à l’avenir, que les autorités de transition veillent à ce que les processus visant à rétablir l’ordre constitutionnel soient conduits conformément aux normes et standards internationaux en matière de droits humains, notamment en ce qui concerne la participation du public, l’inclusivité et la transparence.
Les autorités militaires en Guinée doivent avant tout lever les interdictions, tout simplement inacceptables, visant les partis politiques et les médias.
Je renouvelle également mon appel à la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement, ainsi qu’à la localisation et à la protection de celles soumises à une disparition forcée. Des enquêtes efficaces, indépendantes et impartiales doivent être menées dans tous les cas suspects d’arrestation arbitraire et de disparition forcée.
À l’approche du triste anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, j’insiste sur l’importance de garantir vérité, justice, réparations et garanties de non-répétition pour les victimes. La récente grâce accordée à l’ancien président Moussa Dadis Camara, condamné pour crimes contre l’humanité, est particulièrement préoccupante. Le droit international interdit les grâces pour des crimes aussi graves. J’appelle à l’annulation immédiate de cette décision. »
Décryptage Amadou Diallo














