La tension monte au sein de la société minière CDM-Chine, basée à Télimélé. Après le dépôt d’un préavis de grève dont l’échéance est fixée au 26 septembre 2025, le fossé ne cesse de se creuser entre la direction générale et le collège syndical.
Contacté par notre rédaction ce jeudi 25 septembre, l’un des porte-paroles du collège syndical déplore le manque total de dialogue de la part de la direction: « Depuis le dépôt du préavis, nous n’avons reçu aucune invitation à une rencontre d’échanges. »
Selon lui, même l’intervention de l’Inspection du travail de Télimélé, qui a officiellement écrit à la direction pour proposer l’ouverture d’un cadre de discussions, est restée lettre morte: « Le préfet nous a également contactés pour nous demander de suspendre toute manifestation jusqu’après le référendum et la fête de l’indépendance, prévue le 2 octobre. Malgré tout cela, la direction n’a jamais daigné nous approcher. »
Pire, selon les syndicalistes, la direction aurait plutôt adopté une posture de défiance: « Une réunion s’est tenue ce mercredi 24 septembre, à l’issue de laquelle une note interne a été adressée à l’ensemble des travailleurs, les informant des dispositions prises pour assurer le service minimum en cas de grève, notamment au niveau de l’infirmerie. Pour nous, c’est une provocation. »
Face à cette situation, le syndicat annonce le dépôt officiel de l’avis de grève dans les prochaines heures, avec une mise à exécution programmée après la fête de l’indépendance: « Par respect pour la nation guinéenne et pour le 2 octobre, nous n’irons pas en grève avant le 6 octobre. Mais l’avis de grève sera bien déposé dès aujourd’hui, 25 septembre. Nous sommes déterminés. »
La situation reste tendue à CDM-Chine. Une médiation rapide semble nécessaire pour éviter un arrêt des activités, qui pourrait avoir des conséquences économiques et sociales importantes.
Amadou Diallo















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