Le 25 septembre 1981, la Guinée perdait l’une de ses grandes figures politiques : Saïfoulaye Diallo. Quarante-quatre ans plus tard, son nom demeure associé à l’histoire de l’indépendance nationale et à la construction de l’État guinéen aux côtés du président Ahmed Sékou Touré.
Né en 1923, à Labé, Saïfoulaye Diallo s’est imposé dès les années 1950 comme un acteur majeur du combat anticolonial. Député à l’Assemblée nationale française (1956 – 1958), il fut l’un des artisans de la victoire du “non” au référendum du 28 septembre 1958, qui consacra la rupture avec la France et l’accession de la Guinée à l’indépendance. À l’aube de la République, il occupa plusieurs hautes fonctions, dont la présidence de l’Assemblée nationale et divers portefeuilles ministériels. Diplomate habile et orateur respecté, il représentait la Guinée sur la scène internationale avec un sens aigu de l’État.
Saïfoulaye Diallo s’est éteint le 25 septembre 1981, à Conakry, mais sa mémoire perdure. Pour beaucoup, il incarne le courage, la loyauté et le patriotisme de la première génération de dirigeants guinéens. En ce 44ème anniversaire de sa disparition, son souvenir invite à la réflexion sur l’héritage des pionniers de l’indépendance et sur la nécessité de transmettre leur exemple aux nouvelles générations.
Mohamed Béné Barry














