C’est une avancée majeure que vient de réaliser la République de Guinée dans le cadre de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme à Genève. Le rapport national guinéen, issu du 4ᵉ Examen Périodique Universel (EPU), a été adopté à l’unanimité par l’ensemble des acteurs présents.
Pour aboutir à ce résultat, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, est revenu sur le processus minutieux qui a précédé cette adoption. En mai 2025, la Guinée avait reçu 257 recommandations, formulées en vue de consolider les acquis en matière de droits humains et de renforcer la marche irréversible vers la construction d’un véritable État de droit: « Le 2 mai 2025, à l’occasion de la conclusion de l’examen de mon pays, j’avais sollicité et obtenu que ma délégation, en dépit des pleins pouvoirs intérimaires d’État de droit, puisse raisonnablement se référer à tous les acteurs locaux, institutionnels, politiques et sociaux, avant de se prononcer sur les différentes recommandations. », a déclaré le ministre.
De retour à Conakry, les autorités ont organisé un atelier national, suivi de vastes campagnes d’information et de sensibilisation autour des recommandations. Ce processus inclusif a permis de recueillir l’avis des parties prenantes, facilitant ainsi l’adoption de 246 recommandations sur les 257 initialement reçues. Les 11 autres recommandations ont été simplement notées. Le tableau récapitulatif détaillé, dans le format requis, a été transmis dans les délais impartis, a souligné le ministre.
Le document adopté à Genève, qui revient sur les réformes engagées et les initiatives en matière de promotion des droits humains, a été largement salué pour la clarté et la pertinence de son contenu. À cette occasion, le ministre Yaya Kaïraba a renouvelé l’engagement de la Guinée et lancé un appel solennel: « Le gouvernement de la République de Guinée prend acte des recommandations acceptées et s’engage à les mettre en œuvre.
Les défis en matière de droits de l’homme méritent d’être relevés, car ils sont des impératifs qui s’imposent aux différents gouvernements. L’absolue condition de la paix et de la justice demeure le droit de l’homme.
Le combat pour leur effectivité est un combat pour la dignité humaine, la liberté et la justice pour chaque citoyen. C’est avec honneur et détermination que mon gouvernement mènera ce combat en comptant sur le précieux soutien et l’accompagnement de tous les citoyens. »
Amadou Diallo














