À la tribune des Nations Unies, lors de la 80ème session de l’Assemblée générale, le Ministre Secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, a représenté le chef de l’État guinéen, le Général Mamadi Doumbouya. Dans un discours dense et solennel, il a réaffirmé les engagements de la Guinée en faveur de la paix, du développement et des droits humains, tout en annonçant un tournant majeur dans la vie politique nationale, l’adoption d’une nouvelle constitution, marquant le retour du pays à l’ordre constitutionnel.
Au nom du président de la République, le Général Amara Camara a d’abord salué l’élection d’Annalena Baerbock à la présidence de cette 80ème session et rendu hommage aux efforts d’Antonio Guterres et de Philemon Yang pour la consolidation de la paix mondiale. Tout en partageant les inquiétudes de la Guinée face à la multiplication des conflits, à l’affaiblissement des organisations internationales et aux effets dramatiques du changement climatique, il a rappelé l’importance d’unir les efforts pour relever ces défis.
Le Général Amara Camara a également mis en avant les priorités nationales définies par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Il a insisté sur la souveraineté minière, à travers la rigueur imposée dans la gestion des permis, et sur la souveraineté intellectuelle avec l’initiative Simandou Academy, qui ouvre les portes des meilleures écoles du monde aux élèves les plus brillants de Guinée. Le programme Simandou 2040, structuré autour de cinq piliers : agriculture, éducation, infrastructures, économie et santé a été présenté comme la colonne vertébrale du développement futur du pays.
Autre annonce marquante à la tribune, le Général Amara Camara a fait savoir que la Guinée avait obtenu sa première notation souveraine inaugurale, classée B+ avec perspective stable par Standard & Poor’s. Une reconnaissance qui, selon le Général Camara, consacre le pays comme la 2ème puissance économique de l’Afrique francophone de l’Ouest et ouvre de nouvelles perspectives sur les marchés financiers internationaux.
Enfin, le représentant du chef de l’État guinéen a dévoilé la nouvelle étape historique pour la Guinée, l’adoption par référendum, puis la promulgation le 26 septembre 2025, d’une nouvelle constitution. « Elle nous ressemble et nous rassemble », a-t-il déclaré, soulignant que ce texte fondamental marque le retour attendu à l’ordre constitutionnel, salué par le peuple guinéen et la communauté internationale.
Mohamed Béné Barry














