Madagascar traverse une vague de contestation violente depuis jeudi dernier. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, au moins 22 personnes ont perdu la vie depuis le début des manifestations.
Ces protestations, alimentées par le mécontentement populaire face aux coupures répétées d’eau et d’électricité, se sont rapidement transformées en mouvement de contestation du chef de l’État lui-même.
Dans un communiqué publié ce lundi, le Haut-Commissaire, Volker Türk, s’est dit « choqué » par la réponse violente des forces de sécurité. Il précise que parmi les victimes figurent des manifestants et des passants, mais également des personnes tuées lors de violences et de pillages généralisés menés par des individus et gangs sans lien direct avec les protestataires.
Le ministère malgache des Affaires étrangères a, de son côté, contesté le bilan avancé par l’ONU, affirmant qu’aucun chiffre officiel ne venait corroborer ces données.
Face à cette crise, le président malgache a annoncé le renvoi de son gouvernement, une décision qui marque un tournant politique alors que la tension demeure vive dans plusieurs régions du pays.
AOB














