Le 67e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébré ce 2 octobre à travers le pays, a été marqué par une ambiance festive et patriotique. Toutefois, cette journée nationale a également été assombrie par plusieurs accidents dramatiques survenus principalement dans le Grand Conakry, faisant au moins douze morts et de nombreux blessés.
Malgré le déploiement massif des forces de sécurité et des services de secours dans les communes sensibles, des incidents graves sont venus rappeler les risques liés aux rassemblements de masse et à la circulation anarchique.
Parmi les drames recensés :
À Koloma, un enfant d’environ 10 ans a été violemment percuté par un camion dans des circonstances encore floues. Transporté d’urgence vers une clinique, son état restait préoccupant selon des sources hospitalières.
À Enco 5 rail (Ratoma), un accident survenu vers 18h a coûté la vie à quatre piétons, heurtés par un véhicule. Deux blessés ont été transférés à l’hôpital régional de Enta, alors que les corps ont été évacués par la Protection Civile.
À Koloma, également dans Ratoma, une collision a fait quatre blessés graves, dont trois dans un état critique. Ils ont été évacués d’urgence vers un centre hospitalier.
À Hamdallaye, un motard de 25 ans est décédé lors d’une parade nocturne. Perte de contrôle ou vitesse excessive : les circonstances exactes restent à éclaircir.

Coyah : sept morts, un véhicule incendié
Le plus lourd bilan a été enregistré dans la préfecture de Coyah, à Kouria :
À Bangouya, quatre personnes voyageant sur une même moto ont été fauchées par un véhicule Toyota Verso. Vêtues de t-shirts aux couleurs nationales, elles participaient aux festivités. Le véhicule impliqué a été incendié par une foule en colère.
À Tabili, une collision entre deux motos a coûté la vie à trois personnes supplémentaires. Ces décès ont été confirmée par les autorités locales.
Malgré les efforts des autorités pour sécuriser les zones à risque, le bilan humain reste lourd.
Dans plusieurs quartiers, des jjeunesà bord de moto, sans casque, souvent en état d’euphorie, ont poursuivi les célébrations jusqu’au petit matin, ignorant les appels à la prudence.
Un anniversaire terni par le deuil
Ce 67e anniversaire, censé unir la nation autour de son histoire et de ses aspirations, restera aussi dans les mémoires pour les tragédies familiales qu’il a engendrées.
Face à ces événements, la question d’une révision des stratégies de sécurisation des événements à grande affluence s’impose. Pour éviter que les futures célébrations ne se transforment en drames, les autorités devront redoubler d’efforts en matière de prévention, d’encadrement et de sensibilisation.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura














