Le tronçon routier reliant Boké à Gaoual est devenu un véritable parcours du combattant pour les usagers. Sur cet axe long seulement de 151 kilomètres, pannes mécaniques, embourbements et risques d’accidents rythment le quotidien des voyageurs.
Fatoumata Diallo, une passagère interrogée par l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), témoigne de la pénibilité du trajet :
« Les nids-de-poule sont partout. À chaque voyage, les véhicules tombent en panne. On perd du temps, de l’argent, et on met nos vies en danger. Il faut que les autorités agissent rapidement », déplore-t-elle.

Même constat du côté des transporteurs. Sadjo Li Diawnè, représentant syndical de la commune rurale de Koumbia, souligne les lourdes conséquences de cette dégradation avancée :
« Cette route est essentielle pour toute la région. Les réparations coûtent cher, les accidents se multiplient, et le commerce en souffre. Le bitumage doit devenir une priorité nationale », plaide le transporteur.
Mamadou Mouctar Diallo, chef de ligne Boké–Koumbia, abonde dans le même sens. « Nos minibus et camions subissent des pannes répétées. Certains chauffeurs prennent des risques pour respecter les délais, au péril de leur vie. Le bitumage de cette route n’est plus un luxe, c’est une urgence », a déclaré ce responsable au micro de Citoyen TV.

Si une entreprise chargée des travaux est effectivement présente sur le terrain, aucune avancée notable n’a encore été constatée. Une attente qui alimente la frustration et l’inquiétude des populations riveraines.
Les usagers lancent un nouvel appel aux autorités : accélérer la réhabilitation de cette voie stratégique, indispensable au développement économique et à la sécurité des habitants de la région.
AOB














