À quelques heures seulement de la rentrée scolaire prévue ce lundi 6 octobre 2025 sur l’ensemble du territoire national, le collège Almamy Samory Touré, situé dans le quartier Sangoyah (commune de Matoto), présente un visage alarmant.

Un constat effectué ce dimanche 5 octobre 2025, par notre reporter révèle un état de délabrement généralisé dans cet établissement public. Une partie de la toiture est complètement arrachée, plusieurs salles de classe sont dans un état de ruine avancé, sans table-bancs, rendant toute reprise normale des cours quasi impossible.

Dans la cour de l’école, l’environnement est tout aussi préoccupant. Des jeunes y ont élu domicile pour y consommer de la drogue, transformant l’espace en un lieu d’insécurité pour les élèves. Aucun membre de l’administration n’était présent sur les lieux au moment du passage de notre équipe. Nos tentatives pour pouvoir entrer en contact avec les encadreurs de l’établissement sont restées vaines.

Face à cette situation, les parents d’élèves expriment leur inquiétude. C’est le cas de Seydouba Camara, père de famille, qui déplore l’absence totale de préparatifs à la veille de la rentrée : « Cette école est complètement délabrée. Rien n’est fait pour accueillir les enfants. Même les listes de classes ne sont pas affichées. »
Même son de cloche du côté de Mamadama Chérif, commerçante et mère d’élève, qui lance un cri du cœur aux autorités : « L’État doit penser à cette école et à l’éducation de nos enfants. Comment voulez-vous que nos enfants étudient dans un tel cadre ? »

Alors que des milliers d’élèves s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école ce lundi, la situation du collège Almamy Samory Touré interpelle sur les conditions d’accueil dans certaines écoles publiques du pays. Une réaction urgente des autorités éducatives s’avère indispensable pour garantir une rentrée scolaire sécurisée et digne pour tous les élèves.
Aboubacar Sidiki Camara














