Deuxième jour de grève ce mardi 7 octobre 2025. Les conducteurs de camions-citernes, chargés d’acheminer le carburant vers les stations-service, ont cessé toute activité depuis le lundi 6 octobre. En cause, des revendications portant sur l’augmentation de leurs salaires et la prise en charge médicale en cas de maladie ou d’accident.

Conséquence immédiate, une pénurie progressive d’essence s’installe dans plusieurs quartiers de la capitale. Ce mardi matin, une tournée effectuée par notre rédaction sur l’axe Corniche-T7, en passant par Sonfonia Centre, Foulamadina, Yattayah et Lambanyi, a permis de constater une même réalité partout, des stations-service vides, sans file d’attente, ni carburant surtout en essence, le plus consommé.

À Lambanyi, rares sont les employés qui acceptent de s’exprimer. L’un d’eux nous confie brièvement: « Le carburant existe encore en ville, mais les conducteurs de citernes sont en grève. Donc on attend qu’ils trouvent un accord pour pouvoir nous approvisionner. »

Au niveau du TMI de Lambanyi, le décor est tout aussi parlant : une station-service désertée, à peine animée par une Toyota blanche, immobilisée, capot levé. Son conducteur, visiblement agacé, témoigne: « C’est ici que j’ai appris qu’il y avait une grève. Je n’ai pas pris assez d’essence avant de sortir. J’attends qu’un motard me trouve 10 litres, peu importe le prix, juste pour rentrer chez moi. »
Selon nos informations, un couloir de négociation a été ouvert ce mardi entre le syndicat des transporteurs de poids lourds et les conducteurs de camions-citernes. Les discussions devraient permettre d’aboutir rapidement à un compromis.

En attendant une issue, la situation reste tendue, d’autant plus critique que l’année scolaire 2025-2026 vient tout juste de commencer, et que bon nombre de véhicules risquent d’épuiser leur réserve dès ce soir ou demain matin.
Amadou Diallo














