Ce mardi 7 octobre 2025, les stations-service de la commune de Dixinn présentent un visage inhabituellement calme. Pompes à l’arrêt, employés absents, et rares véhicules faisant demi-tour. C’est le constat fait sur place au deuxième jour de la grève des conducteurs de camions-citernes.
Ces derniers, chargés d’acheminer le carburant vers les stations du pays, ont cessé toute activité depuis lundi. Ils réclament une revalorisation salariale ainsi qu’une meilleure prise en charge médicale en cas de maladie ou d’accident de travail.
À Dixinn, les effets de cette grève se font déjà sentir. De nombreux automobilistes et conducteurs de taxis-motos s’inquiètent de la pénurie qui s’installe. Un motard rencontré sur les lieux se dit préoccupé : « J’ai une course urgente à faire à Entag, mais sans carburant, je risque de ne pas y arriver », confie-t-il, visiblement frustré.
Pendant ce temps, les usagers espèrent une issue rapide au bras de fer entre transporteurs et autorités, afin d’éviter une paralysie totale des activités dans la capitale.
Mohamed Béné Barry














