Les activités minières sont totalement paralysées ce jeudi sur le site de Koboye, situé dans la préfecture de Boké. Les travailleurs de « The Mining House », une entreprise sous-traitante du groupe UMS, ont entamé une grève illimitée pour exiger l’application de la convention collective des Mines et Carrières, qu’ils estiment ignorée par leur direction.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la tension est montée d’un cran après que la direction a informé les employés que leur entreprise ne serait pas concernée par la convention, contrairement aux engagements pris les mois précédents.
« En septembre, le responsable des ressources humaines nous avait promis que la nouvelle convention serait appliquée dès ce mois-ci, avec une revalorisation de nos salaires. Ce matin, on nous dit que The Mining House n’est pas concernée. C’est une déception totale », a confié un gréviste sous anonymat.
À cette frustration, s’ajoute le non-paiement du salaire du mois de septembre, un retard jugé intolérable par les employés, surtout en cette période de rentrée scolaire.
« Nous sommes le 9 octobre et toujours pas de salaire. Nos enfants reprennent les cours, mais nous ne pouvons pas les soutenir sans nos revenus », déplore un autre travailleur.
Sur le site de Koboye, les activités minières sont complètement à l’arrêt, les employés ayant décidé de maintenir la grève jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Du côté de la direction de The Mining House, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée au moment où nous mettions en ligne cette dépêche.
Cette grève s’inscrit dans un contexte social tendu dans le secteur minier guinéen, où plusieurs entreprises font face à des revendications similaires liées à la mise en œuvre de la nouvelle convention collective, entrée en vigueur cette année pour améliorer les conditions de vie et de travail des employés du secteur.
AOB














