Près d’une semaine après le violent incendie survenu au port de pêche de Kamsar, les pêcheurs sinistrés peinent à relancer leurs activités. Les flammes ont ravagé plusieurs magasins de stockage, emportant avec elles des moteurs hors-bord, des filets et d’autres équipements indispensables à la pêche.
Dans l’attente d’un véritable plan de relance, plusieurs pêcheurs, comme Oumar Mendika Camara, tentent tant bien que mal de continuer leur métier, malgré les difficultés: « Aujourd’hui, c’est la galère ici. Je suis obligé de partir chez mes amis de l’autre côté du port pour louer un moteur qui me coûte 200.000 FG pour six jours de sorties en mer. En plus de ça, avec la crise de carburant, l’essence plus l’huile me reviennent à 265.000 FG par bidon de 20 litres. Faites le calcul pour six jours, avec deux ou trois bidons par jour. Comme c’est notre métier, aujourd’hui on vit de ça, on est tenu de le faire pour nourrir nos différentes familles », a-t-il expliqué sur un ton mêlé de déception et de résilience.
En réponse à cette situation difficile, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa, s’est rendu à Kamsar ce dimanche. Il y a procédé à une première remise de dons en faveur des sinistrés, notamment dix moteurs hors-bord: « C’est une très bonne chose pour moi. On est vraiment content, mais c’est insuffisant tout ça. On attend d’autres promesses pour mieux relancer nos activités », ont lancé les pêcheurs, dans l’espoir d’une aide plus conséquente.
Décryptage: Amadou Diallo














