Le 28 mai dernier, la Cour d’appel de Conakry a confirmé la condamnation d’Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), à deux ans de prison. Six mois après ce verdict, le dossier reste loin d’être clos. À l’occasion de la reprise de l’assemblée générale hebdomadaire du parti ce samedi, Moussa Moïse Diawara, porte-parole du MoDeL, est revenu sur l’évolution du dossier.
En Guinée, l’affaire est toujours pendante devant la Cour suprême. Les démarches pour obtenir la libération du président Aliou Bah se poursuivent activement au sein du parti: « On n’a même pas intérêt à abandonner cette lutte, ce combat. Vous savez, aujourd’hui, nos avocats ont déposé le dossier auprès de la Cour suprême. Et on nous avait informés qu’au niveau de la Cour suprême, parfois, il y a de la lenteur, il y a une durée, il y a une limite. Nos avocats sont mieux placés pour donner plus de détails autour de ça », a expliqué Moussa Moïse Diawara.
Parallèlement, le dossier a également été porté devant la Cour de justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mais là encore, aucune évolution notable n’a été enregistrée à ce jour: « Et au-delà de ça, nous sommes au niveau aussi de la Cour de justice de la CEDEAO. Les avocats sont en train de suivre de très près. Et à ce niveau, nous nous abstinons de faire assez de commentaires parce que c’est une procédure judiciaire. Alors donc, vouloir peut-être trop en commenter , on risque de dire ce qui ne vaut pas la peine, ce qui ne mérite pas d’être dit », a-t-il ajouté.
En attendant, le parti reste mobilisé: « Donc, nous gardons patience et nous sommes confiants qu’Aliou obtiendra gain de cause. Il sera bel et bien libre parce qu’il est injustement détenu. Parallèlement, il y a aussi le lobbying qui continue. Ce sont les démarches que le parti est en train d’engager en longueur de journée. Et donc, nous n’allons pas du tout croiser les bras face à cette situation », a assuré le porte-parole.
Amadou Diallo














