En juillet dernier, 50 nouveaux bus ont été réceptionnés avec l’espoir d’améliorer la mobilité à Conakry et dans plusieurs grandes villes du pays. Pourtant, près de 4 mois plus tard, ils ne sont toujours pas en service. Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, donne 2 raisons de ce retard.
Mais avant et face à la presse, le ministre des Transports a d’abord apporté des précisions sur le programme: « Les bus n’ont pas commencé à circuler. Pas du tout. On a acquis un lot de 50 bus. Il y a une vingtaine qui va arriver pour les bus interurbains. Et puis, d’ici la fin de l’année, on aura 20 bus qui vont arriver. Ces bus-là, c’est pour les interurbains. Et puis l’année suivante, on va avoir aussi 150 bus qui vont arriver par petit lot, avec un objectif global d’avoir 200 bus, dont 120 qui vont être utilisés à Conakry, et les 80 dans certaines capitales régionales, où on a positionné 20-25 à Kankan, à N’Zérékoré, à Labé, Pita un tronçon unique pour ça. Et puis, Kindia aussi. Donc on va mettre des petits lots comme ça. »
Ensuite, le ministre Ousmane Gaoual Diallo cite: « La première, c’est qu’on n’a plus d’arrêts de bus et d’abris-bus dans tout Conakry. Vous avez constaté qu’on est en train de les faire. Vous voyez, devant la Banque centrale, on en a mis un. Il y en a un à Bassikolo. Celui qui est à Bassikolo est un prototype d’arrêt de bus qu’on va déployer dans certains lieux. Parce qu’il est assez moderne, avec de l’Internet, avec des tableaux digitaux de publicité. Ça, c’est intéressant. Et puis, celui qui est devant la Banque centrale, c’est lui qui va être le plus vulgarisé un peu partout. Donc il y a des abris-bus et des arrêts qui vont être faits. Ça, c’est la première raison. Dès qu’on va finir les arrêts, on va commencer à mettre en circulation. »
Il enchaîne:« La deuxième, c’est les acteurs. Nous avons choisi de mettre ces bus à la disposition des sociétés privées pour exploitation. L’État n’a pas envie de gérer. On n’a pas envie de confier ça à des fonctionnaires pour gérer les bus. Donc on est en discussion avec beaucoup d’acteurs. Ils s’organisent en G.I.E. à qui on va donner les bus et qui vont les exploiter avec un fonds de roulement qui leur permet de renouveler leur flotte. Ça, c’est notre volonté. Et je pense que ça pourra venir l’année prochaine. La mise en circulation, ça dépend simplement de la disponibilité des abris-bus. Après, on a eu beaucoup de retards dans le décaissement de fonds pour les abris-bus. On vient tout juste de valider ça pour nous. Donc je pense que les travaux vont s’accélérer. Si ça va très vite, au rythme que nous souhaitons, d’ici la fin de l’année, on pourrait voir de nouveaux bus circuler dans Conakry. Ça, ce serait quelque chose de formidable », a-t-il précisé.
En résumé, les bus attendent que les infrastructures nécessaires soient achevées et que les sociétés privées responsables de leur exploitation soient prêtes à démarrer.
Décryptage: Amadou Diallo














