Après avoir exploré l’article 127 du nouveau Code électoral, relatif aux conditions de candidature à l’élection du Président de la République, allureinfo.net poursuit son exercice de décryptage de cette loi organique, notamment dans ses aspects encadrant l’organisation de l’élection présidentielle en République de Guinée.
Ainsi, ce nouveau volet s’intéresse à la question du parrainage institutionnel, en particulier pour les candidatures indépendantes à la magistrature suprême. C’est au Titre III : DES DISPOSITIONS RELATIVES AUX CANDIDATURES INDÉPENDANTES ET AUX PARRAINAGES, à la page 114 du nouveau Code électoral, que sont détaillées les règles encadrant cette procédure, en son Chapitre I, intitulé : Des règles générales.
Ce chapitre expose, à travers les articles 247 et 248, les fondements et les exigences spécifiques du parrainage institutionnel, qui conditionne désormais toute candidature indépendante, tant à l’élection présidentielle qu’aux législatives.
Voici ce que stipule l’article 247, du parrainage institutionnel :« Les candidatures indépendantes à l’élection du Président de la République et des députés, sont autorisées et soumises au parrainage institutionnel conformément aux dispositions du présent Code et textes connexes. »
Par cette disposition, le législateur établit clairement que toute candidature en dehors des partis politiques doit passer par un dispositif légal de parrainage, assurant ainsi un cadre réglementé et encadré pour l’accès aux scrutins majeurs.
L’article 248, intitulé « Du parrainage des candidatures indépendantes », vient ensuite préciser les conditions requises: « Toute candidature indépendante à une élection doit être accompagnée des pièces établissant qu’elle satisfait, le cas échéant, aux conditions de parrainage prévues au présent article. »
Et dans le cas spécifique de l’élection présidentielle, l’alinéa a) précise: « Toute candidature indépendante à l’élection du Président de la République doit être parrainée par au moins 30 % de l’ensemble des maires, répartis au moins dans 70 % des communes, au moment du dépôt de la candidature. »
Autrement dit, tout candidat indépendant à l’élection présidentielle du décembre 2025, devra rassembler les signatures d’au moins 30 % des maires, issus d’au moins 70 % des communes du pays. Ce double critère quantitatif et géographique, représente un véritable défi politique, mais aussi une condition de représentativité nationale.
Autant dire que les dispositions du nouveau Code électoral risquent de laisser sur le carreau beaucoup de prétendants au statut de candidat indépendant. D’ailleurs, nous reviendrons sur d’autres détails liés aux candidatures indépendantes à la très imminente élection présidentielle.
Amadou Diallo














