En décembre 2025, les Guinéens seront appelés aux urnes pour élire leur futur président de la République, à la suite du référendum constitutionnel organisé le 21 septembre dernier. À moins de trois mois du scrutin, la question du budget alloué à ce processus électoral suscite l’intérêt.
Lors d’un déjeuner de presse tenu le 12 octobre dernier, avec plusieurs journalistes dans un réceptif hôtelier de Conakry, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé sur la question.
Interpellé sur le coût de l’organisation de cette présidentielle, il a d’abord répondu avec prudence: « Non, je ne sais pas combien ça va coûter. » Avant d’ajouter: « Mais de façon générale, une présidentielle comme ça, il faut compter dans une quarantaine de millions de dollars et plus. »
Le ministre a souligné la complexité du financement d’un tel processus électoral, notamment dans le contexte guinéen, où les dépenses ne se limitent pas uniquement à la journée du vote: « Qu’est-ce qu’on met dans le ccoût des élections ? Est-ce qu’on met tout ce qui a prévalu à la préparation, y compris l’achat de ces machines-là, qu’on a programmées, pas pour le vote, mais pour le recensement ?
Ensuite, l’argent qui a servi à tous les agents qui ont été déployés pour la ronde, est-ce qu’on met tout ça dans le coût d’une élection ? Ou bien on met juste la dépense liée à l’impression des bulletins et ce qu’on fait le jour-là ? Qu’est-ce qu’on met dans le cout des élections ? Si on prend, depuis le début, c’est plusieurs millions que ça va coûter. Rien que les équipements qu’on a, les urnes et tout »
Le ministre a par ailleurs insisté sur la réutilisation du matériel électoral pour d’autres échéances: « Les urnes, là, elles ont servi au référendum, elles vont servir aux présidentielles, elles vont servir aux législatives, elles vont servir aux sénatoriales. Mais quand tu calcules leurs coûts, tu les places où ? Tu les places pour les présidentielles ou tu prends quelle proportion ? Pour dire, cette partie du coût des urnes, c’est pour les présidentielles, cette partie? »
Enfin, Ousmane Gaoual Diallo a rappelé l’existence de financements mutualisés pour l’acquisition de certains matériels électoraux: « Il y a beaucoup de fonds communs qui ont servi pour les imprimantes, pour les ordinateurs, pour l’enrôlement, pour les urnes, pour beaucoup de choses, des coûts de transfert par avion de tous ces équipements-là, qui vont être regroupés pour l’ensemble des élections. Et puis après, il y a des coûts intrinsèques. Ça, c’est le MATD qui peut aller plus finement avec les finances. Je n’ai pas ces informations. »
Amadou Diallo














