Dans la sous-préfecture de Kintinia, précisément à Sétiguiyah, Sira Diallo, une femme d’environ 50 ans, mariée et mère de 6 enfants, a tragiquement perdu la vie dans un accident survenu sur son lieu de travail. Selon une source hospitalière, la victime a été décapitée par la machine de concassage qu’elle supervisait.
Le docteur Abdoulaye Bachirou Condé, médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales, a livré les premières informations: « Vous voyez, depuis hier jusqu’à maintenant, on n’avait pas parlé parce qu’on avait des inquiétudes. Il fallait faire tout le nécessaire pour lever ces inquiétudes. »
La victime résidait à Kintinia avec son mari, Samba Mara. Elle exploitait une machine de concassage à Sétiguiyah, une activité couramment pratiquée par des femmes pour faciliter l’extraction de l’or à partir du gravier: « Vers le soir, elle s’était rendue sur son site pour jeter un coup d’œil aux travaux. Elle supervisait ses employés, comme à son habitude. D’après les informations recueillies, elle tournait autour des machines lorsqu’elle a trébuché. Sa tête a alors été coincée entre deux parties métalliques appelées les ‘croix’, qui l’ont décapitée », a précisé le Dr Abdoulaye Bachirou Condé.
Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du décès. Des doutes ont notamment été soulevés sur la possibilité d’un acte intentionnel ou d’une bousculade: « La question était de savoir si quelqu’un l’avait poussée. Mais après vérification, il a été établi qu’aucun contact n’a été observé. La femme marchait seule. Elle a trébuché d’elle-même », a-t-il ajouté.
Le rapport final confirme qu’il s’agit d’un accident de travail : « La victime, Mme Sira Diallo, née à Kissidougou, était âgée d’environ 50 ans. Elle laisse derrière elle six enfants. Ce qu’on peut dire, c’est qu’il s’agit d’une mort naturelle liée à un accident de travail. Elle était simplement partie superviser ses ouvriers, mais elle a trébuché. Sa tête s’est retrouvée entre deux croix métalliques qui l’ont totalement décapitée. »
Amadou Diallo














