Une vive tension règne depuis ce jeudi soir au port autonome de Conakry où quatre camions sont actuellement bloqués par des femmes mareyeuses en colère. Ces dernières protestent contre ce qu’elles qualifient de « magouilles » autour de la vente illégale de poissons issus de deux navires arraisonnés.
Selon les manifestantes, l’affaire remonte au 12 octobre dernier, date à laquelle les navires de pêche MENGXING 18, appartenant à la société SONIG PÊCHE, et SHENGHAI 18, propriété de la société FU DAFA, ont été arraisonnés par les autorités maritimes. Les bateaux contenaient une importante cargaison de poissons, qui aurait été vendue clandestinement sans la participation des mareyeuses, pourtant actrices clés du circuit de distribution.
Des soupçons pèsent sur certains responsables de la surveillance maritime, accusés par les manifestantes d’avoir procédé à une vente discrète, en écartant délibérément les circuits habituels. En guise de protestation, les femmes ont érigé un barrage à l’aide de chaises et de bagages, bloquant le passage de camions à la sortie du port.
Une négociation est en cours, sous la médiation de la sécurité portuaire. Le ministre de la Pêche, accompagné du directeur de l’agence nationale de la surveillance de la pêche, est arrivé sur les lieux pour s’enquérir de la situation, apprend-t-on. Par ailleurs, deux hauts responsables, Fassou Théa et Guillaume Hawing, sont actuellement au commissariat spécial du port pour suivre l’évolution de la crise, rapportent toujours nos sources.
La tension reste palpable, et les manifestantes promettent de maintenir la pression tant qu’aucune solution concrète ne leur sera pas proposée.
Une enquête pourrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
Nous y reviendrons.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura














