La décision de confier l’organisation de l’élection présidentielle à la Direction Générale des Élections (DGE) continue de susciter des réactions vives au sein de la classe politique.
Ce week-end, l’Union des Forces Républicaines (UFR) a de nouveau exprimé son désaccord à l’occasion de la reprise de ses assemblées générales hebdomadaires. Intervenant sur le sujet, Kalissa Mouctar, membre influent du parti, a remis en question la légitimité de la DGE. « La DGE a été mise en place par qui ? Par le président de la transition. Ça doit être un organe indépendant pour gérer une élection présidentielle. Mais toi qui es là, tu es joueur, tu es arbitre, ton équipe va perdre ? elle ne va pas perdre… Nous, on n’a pas confiance. Nous les observons, mais en tant que bon Guinéen, si tu veux travailler pour la Guinée, là tu vas trancher comme Dieu t’a demandé de le faire. Mais aujourd’hui, cette moralité, nous l’avons perdue dans ce pays-là. Nous avons complètement perdu. Donc on n’a pas confiance. »
Pour Kalissa Mouctar, cette décision est à revoir, même si des changements sont attendus dans un avenir proche. « On va essayer de corriger, parce que je rappelais qu’ils vont changer le nom. Ça sera une commission électorale indépendante, et ainsi de suite. Mais on va voir la suite. »
Le Bloc Libéral, de son côté, a déjà déposé un recours pour demander l’annulation du décret promulguant le code électoral et la dissolution de la DGE. Une démarche qui ne surprend pas Kalissa Mouctar. « Certainement, Faya ne marchera que sur la langue de l’UFR. Si vous voyez que le président Sidya a prononcé sa candidature, tous ces faits-là, il avait déjà corrigé et demandé à son B.E. et au Conseil national des jeunes que ce sont des choses à revoir dans l’avenir. Mais comme il est à l’extérieur, il est dans un autre pays et qu’il est en train de servir loyalement, c’est pourquoi nous qui sommes là, ses soldats, ses guerriers, nous sommes prêts pour lui. Donc ces choses comme ça, nous sommes prêts à dénoncer. Et Faya a marché sur la langue de l’UFR. Il a parfaitement raison. Il y a totalement une dérive autour de texte. Donc il faut corriger. Maintenant, pour corriger, il faut qu’on écoute. Mais qui va écouter qui ? Si toutefois, chacun veut goûter ce miel-là, et le miel-là ne finira pas dans les alvéoles, chacun veut quand même toucher. »
Il également formule un souhait fort: « Il faut prendre la nation guinéenne. Il faut prendre le pays. Et Sidya Touré, c’est la Guinée qu’il a prise. Il n’a pas pris des individus, il n’a pas pris des communautés, il n’a pas pris des régions. Il a pris la Guinée parce qu’il veut faire avancer. »
Amadou Diallo














