L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été reconnu coupable ce lundi par le pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA, selon la décision rendue par le tribunal.
Cette condamnation fait suite à des propos diffusés sur les réseaux sociaux et jugés contraires aux lois en vigueur sur la cybercriminalité. Les autorités judiciaires reprochent à l’ancien chef du gouvernement d’avoir tenu des déclarations « de nature à troubler l’ordre public et à porter atteinte à la réputation d’institutions publiques ».
Lors de l’audience, Moussa Mara a rejeté les accusations, affirmant avoir simplement exercé son droit à la liberté d’expression en tant que citoyen et homme politique. Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel de la décision, qu’ils jugent « injuste et politiquement motivée ».
Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu au Mali, où les autorités de transition multiplient les mises en garde contre les discours jugés subversifs en ligne. Plusieurs personnalités politiques et activistes ont récemment été interpellées ou poursuivies pour des publications sur les réseaux sociaux.
Ancien Premier ministre entre 2014 et 2015, sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, Moussa Mara reste une figure influente de la scène politique malienne. Son entourage dénonce une tentative d’affaiblissement de l’opposition à l’approche d’échéances politiques majeures.
AOB














