Des dispositions ont été adoptées pour encadrer les déplacements de bétail et prévenir les affrontements entre éleveurs et agriculteurs en région forestière. C’est du moins ce qu’a fait savoir ce lundi 27 octobre 2025, le ministre de l’élevage au cours d’une conférence de presse.
Selon le ministre Félix Lamah, parmi ces mesures, figurent l’interdiction formelle de la transhumance pendant la période culturale et l’interdiction de la divagation des animaux avant les récoltes. Les autorités rappellent que cette dernière ne sera autorisée qu’après la moisson, afin d’éviter la destruction des cultures. Le gouvernement exige également que toute personne cédant un domaine privé à des éleveurs procède à sa clôture, conformément au code pastoral, pour empêcher toute intrusion du bétail dans les champs.
Ces décisions ont été arrêtées à la suite de concertations avec les forces de défense et de sécurité, la fédération bétail-viande et les autorités administratives locales (préfets, sous-préfets et gouverneurs). L’objectif, selon le ministre, est clair : « Détruire la transhumance transfrontalière en Guinée », en particulier dans les préfectures de Lola, Beyla, Macenta et Kissidougou, où le phénomène persiste encore.
Le ministre a précisé que les éleveurs transhumants frontaliers sont en cours de retrait et que des actions de sensibilisation ont été menées dans presque toutes les sous-préfectures de Lola pour renforcer la compréhension et l’application des nouvelles règles.
« L’agriculture et l’élevage sont deux secteurs complémentaires, mais ils doivent évoluer de manière organisée, pas de façon sauvage », a-t-il insisté.
Ces décisions interviennent après plusieurs conflits meurtriers récents entre éleveurs et agriculteurs, ayant causé des pertes en vie humaine et d’importants dégâts matériels dans certaines localités de la Guinée forestière. Le gouvernement entend ainsi restaurer la paix, protéger les cultures et garantir une cohabitation durable entre agriculteurs et éleveurs.
Aboubacar Sidiki Camara














