Rien ne va plus au sein de l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP). La suspension de l’honorable Cheick Tidiane Traoré, ancien maire de Kassa et vice-coordinateur national de la coalition, continue de faire couler beaucoup d’encre. Cette décision du coordinateur national, Aboubacar Soumah, relance le débat sur la gouvernance interne des alliances de soutien au CNRD.
Contacté ce mercredi par notre rédaction, Cheick Tidiane Traoré a catégoriquement rejeté la mesure, qu’il qualifie de « sans fondement » et « illégale ».
« Je n’ai aucune réaction à cette suspension, car je l’ai apprise sur les réseaux sociaux. L’acte ne m’a pas été officiellement notifié, donc je ne peux pas commenter un document que je n’ai pas reçu. Cela signifie simplement que c’est un coup d’épée dans l’eau », déclare l’ancien maire.
Cheick Tidiane Traoré dit également ignorer les véritables raisons de cette suspension. « Je ne sais même pas ce qu’on me reproche. La seule faute lourde que j’aurais commise, c’est d’avoir empêché la mise en place d’une structure fondée sur une logique ethnostratégique. Il voulait bloquer la nomination d’une femme à la tête de la coordination de Dubréka, simplement parce qu’elle n’est pas originaire de la zone. C’est inacceptable », déplore Tidjane Traoré
Face à cette situation, l’ancien maire de Kassa annonce avoir saisi un huissier de justice et prévient qu’il portera plainte si le coordinateur national ne revient pas sur sa décision.
« Je n’ai reçu aucune notification officielle. Un huissier de justice se rend à l’AFP pour constater le désagrément que cette décision me cause. J’exige qu’Aboubacar Soumah se rétracte d’ici ce soir, faute de quoi je porterai plainte », avertit-il.
Cette affaire marque une nouvelle crise interne au sein de l’Alliance des Forces Patriotiques.
AOB














