Les discussions entre le collège syndical de la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), la direction générale et les représentants du gouvernement reprennent ce mercredi 29 octobre 2025 à Conakry.
Entamées le 22 octobre dernier, ces négociations se poursuivent à huis clos, loin des caméras, avec la participation d’émissaires de la Primature, du ministère du Travail, du ministère des Mines et de la direction de la CBK.
Selon Mohamed Sylla, délégué syndical de la CBK, aucun compromis n’a encore été trouvé. « Rien n’est arrêté pour le moment. Il n’y a pas de protocole d’entente sur papier. Mercredi dernier, nous avons échangé jusqu’à 23 heures avec la direction et les représentants du gouvernement, sans parvenir à un accord. Nous reprenons les discussions aujourd’hui, et c’est à l’issue de cette rencontre que nous déciderons de la suite à donner à notre mouvement », a-t-il confié.
Parmi les points de discorde figurent l’application stricte de la nouvelle convention collective, qui fixe le salaire de base à 8,5 millions de francs guinéens, ainsi que le départ du Directeur général, le Russe Gayaski: « Tous les travailleurs sont mécontents de lui. Il refuse de respecter la convention collective et agit comme s’il était au-dessus des lois de la République, ce que nous n’accepterons jamais. Il n’est pas au-dessus de la CBK ni des autres compagnies minières », a martelé Mohamed Sylla.
Le syndicaliste précise que le mouvement de grève n’est pas terminé, mais simplement suspendu dans l’attente des conclusions de cette nouvelle session de négociation: « Rien n’est encore réglé. Nous attendons de voir ce qui sortira de la rencontre d’aujourd’hui. La suite dépendra des décisions prises », a-t-il ajouté.
Les regards sont désormais tournés vers Kaloum. La réunion de ce mercredi pourrait sceller la levée définitive de la grève ou, au contraire, marquer le retour à un bras de fer social aux conséquences économiques pour le secteur minier guinéen.
Amadou Diallo














