Deux rencontres seulement et puis ils croisent le rideau. Les clubs guinéens ont, une fois de plus, quitté prématurément la scène continentale. Le Hafia FC et le Horoya AC, censés porter haut les couleurs nationales, se sont arrêtés dès le second tour préliminaire des compétitions africaines. Une élimination collective qui illustre tristement l’état actuel du football guinéen en 2025.
Le Horoya, longtemps fer de lance du football guinéen, n’a plus les armes pour rivaliser avec les cadors du continent. Les clubs du Maghreb demeurent, année après année, des montagnes infranchissables pour l’équipe de Matam. Les statistiques sont impitoyables. Face aux formations nord-africaines, le club guinéen accumule les désillusions. Le Hafia, de son côté, n’aura fait illusion qu’un temps. Malgré des moyens financiers considérables, le triple champion d’Afrique affiche des résultats indignes de son passé glorieux. Sa défaite à Abidjan contre le modeste Bhantal FC de la Sierra Leone lors du match retour du premier tour de la Coupe de la CAF avait déjà tout dit.
Cette débâcle n’est pas un hasard. Elle est le reflet d’un système en panne. Championnats interrompus pendant des mois, infrastructures inexistantes, joueurs en manque de compétition et une préparation toujours en deçà des standards du haut niveau. Le constat est brutal : des équipes nationales aux clubs, le football guinéen traverse une crise profonde.
Les belles épopées du Horoya sur la scène africaine paraissent désormais bien lointaines. Il est temps de réagir et vite. Tant que le pays ne repensera pas en profondeur la formation, la gestion et la structuration de ses clubs, les éliminations précoces resteront la norme. Deux matches et c’est fini, voilà le triste résumé du football guinéen en 2025.
Mohamed Béné Barry














