La Haute Autorité de la Communication (HAC) a lancé, ce jeudi 30 Octobre 202025 dans un hôtel de la.place, en partenariat avec les associations de presse guinéennes, une session d’échanges et de formation de deux jours axée sur la lutte contre les discours de haine et d’incitation à la violence. L’initiative, soutenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et ses partenaires, s’inscrit dans un contexte où le rôle des médias dans la préservation de la paix sociale est plus que jamais crucial.
Cette rencontre, qui se tient les 30 et 31 octobre 2025, réunit des commissaires de la HAC, des responsables d’associations de presse et plusieurs acteurs du secteur de la communication autour de deux thématiques principales :
« Rôles et responsabilités des médias et acteurs de la communication dans la lutte contre les discours de haine », animée par El Hadj Fodé Bouyah Fofana (HAC) et modérée par Martin Luther Kolié (URTELGUI).
« Spécificité des discours haineux envers les femmes : cadre juridique et bonnes pratiques », présentée par Samory Keita et modérée par Hadja Oumoul Khairy Chérif (HAC).
Un appel Ă un journalisme responsable
Dans son allocution d’ouverture, Aboubacar Camara, président de l’Union des radios et télévisions de Guinée (URTELGUI), a salué la tenue de ces échanges, qu’il qualifie d’« initiative de grande importance » pour renforcer le journalisme éthique et respectueux des droits humains.
« Les discours de haine sont un fléau qui menace la cohésion sociale. Nous devons travailler ensemble pour prévenir et combattre ces dérives dans les médias », a-t-il déclaré, tout en soulignant la nécessité d’une collaboration entre les médias, les institutions publiques et la société civile.
Le PNUD réaffirme son engagement pour la paix
Au nom du Représentant résident du PNUD, Alassane Bâ, son adjoint a rappelé que cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’homme pour la consolidation de la paix en Guinée, financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF).
« Les médias peuvent soit exacerber les tensions, soit les apaiser à travers une communication responsable », a-t-il affirmé, avant de préciser que 130 responsables de médias, dont une forte représentation féminine, bénéficieront de ce renforcement de capacités.
Le représentant du PNUD a également salué la volonté ferme de la HAC de garantir un cadre médiatique professionnel et respectueux des principes éthiques, tout en réitérant l’engagement du système des Nations Unies à accompagner la Guinée dans ses efforts pour bâtir une société pacifique et inclusive.
La HAC invite la presse à être « vecteur de paix »
Pour sa part, Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la Communication, a insisté sur le rôle déterminant de la presse dans le maintien de la paix, notamment à l’approche de la prochaine élection présidentielle.
« Si vous ne relayez pas les discours de haine et les actes de violence, il y a de fortes chances que la paix règne », a-t-il affirmé, invitant les journalistes à allier liberté et responsabilité.
Le président de la HAC a salué l’appui du PNUD et des associations professionnelles pour cette initiative, avant de déclarer ouverte la session.
Cette série d’échanges marque une étape importante dans la mobilisation des acteurs des médias autour de la prévention des discours de haine, un enjeu majeur pour la stabilité et la cohésion nationale en Guinée.
Mohamed Béné Barry














