Le président du Conseil national de la transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a annoncé la suspension de toutes les missions des conseillers nationaux jusqu’à l’adoption de la dernière loi organique. Une décision prise tard dans la nuit du 30 octobre 2025, lors de la plénière, qui vise à renforcer la discipline et la participation des conseillers aux travaux parlementaires.
« Les voyages sont suspendus pour les conseillers nationaux. Seuls les assistants et les directeurs qui ont l’habitude de participer avec nous à ces voyages-là vont participer au voyage. Pour les conseillers nationaux, si ce ne sont pas des missions qui demandent une délibération et qui engagent notre institution, toutes les missions sont suspendues jusqu’au vote de la dernière loi organique », a déclaré le président du CNT.
Selon Dr Dansa Kourouma, cette mesure a pour objectif d’inciter les conseillers à s’impliquer davantage dans les travaux en commissions et intercommissions, qu’il considère comme essentiels au bon fonctionnement de l’institution. « Les conseillers nationaux doivent être présents dans les commissions et intercommissions : c’est pour attirer notre attention sur notre responsabilité. Le débat en plénière est bien beau, mais pour ceux qui ont suivi les travaux en commission et en intercommission, je vois des conseillers nationaux qui ne participent pas dans les commissions et à l’intercommission, et ils aiment prendre la parole en plénière. »
Le président du CNT n’a pas caché son agacement face à l’absence répétée de certains conseillers lors des sessions techniques. « Ma foi, un texte de loi que vous n’avez pas étudié, vous n’avez pas assisté aux dialogues entre le gouvernement et le Parlement, et en plénière vous levez la main, certains même votent contre. C’est votre droit de voter contre. Mais il y a aussi la question de responsabilité quand même. Vous devez être présents dans les travaux en commission, vous devez être présents à l’intercommission. »
Dr Dansa Kourouma a notamment cité le cas de la commission santé pour illustrer le manque d’assiduité constaté parmi les membres. « La dernière fois, à la commission santé, je n’ai trouvé que trois conseillers nationaux. Les autres étaient abonnés absents pour des textes importants que tous pourtant apprécient. C’est une question de responsabilité. Car une Constitution n’a ni yeux ni oreilles sans les lois organiques. Ce sont les lois organiques qui permettent l’application de la Constitution. »
Dans la dernière partie de son intervention, le président du CNT a fait le point sur l’état d’avancement des travaux législatifs. « Nous avons déjà transmis quatre lois organiques au gouvernement. Nous attendons très rapidement, dans les semaines qui suivent, les recommandations et les amendements de ces quatre lois organiques, en attendant que quatre autres soient transmises la semaine prochaine. »
Amadou Diallo














