Le ministre de l’Énergie, Namory Camara, a effectué son baptême de feu ce jeudi devant le Conseil National de la Transition (CNT). C’était sa toute première apparition en plénière, lors de l’examen et de l’adoption de trois projets de loi portant sur l’électricité et la pêche.
D’entrée de jeu, le ministre s’est montré reconnaissant envers l’institution: « Comme vous le savez, c’est ma première fois à l’hémicycle. Je suis extrêmement impressionné par ce que je vois. Je voudrais, avant de commencer mes propos par remercier le président du CNT pour son engagement et pour la facilitation qu’il a mise en place pour les nouveaux venus comme nous. »
Abordant ensuite les difficultés liées à l’accès à l’électricité, Namory Camara a dressé un tableau sans complaisance de la situation actuelle: « Aujourd’hui, le taux de pénétration de l’électricité en milieu rural est de 23 %, alors qu’au Sénégal, il est autour de 70 %. Il y a donc beaucoup à faire. Nous produisons actuellement 1 300 MW pour un besoin estimé à plus de 2 000 MW. Sur les cinq prochaines années, ce besoin atteindra 4 100 MW, et dans dix à quinze ans, il dépassera les 10 000 MW. »
Le ministre a également promis plus de transparence et d’inclusion dans la conduite des réformes du secteur énergétique. « La question énergétique va définir le développement de notre pays. Nous nous engageons à partager régulièrement les rapports trimestriels et séquentiels avec le CNT. Notre faiblesse, c’est le suivi. Mais au niveau du ministère de l’Énergie, nous allons mettre en place une stratégie de suivi rapproché des différents projets que nous déploierons. »
Namory Camara a enfin annoncé sa volonté d’associer les conseillers nationaux aux réformes en cours et de communiquer chaque document à chaque étape d’avancement. Dans les prochains jours, il compte exposer plus en détail sa vision globale pour la transformation énergétique planifiée du pays.
Amadou Diallo














