L’intersyndicale de l’éducation, composée du SNE, de la FSPE et du SLECG, a tenu une assemblée générale pour examiner les points de revendication adressés au gouvernement dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des enseignants du pays.
Tour à tour, les différents responsables syndicaux ont pris la parole. En clôturant son intervention, Aboubacar Soumah, leader du SLECG, a abordé trois questions essentielles. Évoquant la situation des anciens contractuels de Conakry et de l’intérieur non retenus, il a promis : « Les anciens contractuels de Conakry et ceux des communes non retenus, au nom de l’intersyndicale de l’éducation FSPE, SLECG, SNE nous vous remercions très vivement. Nous vous déclarons et annonçons solennellement, ici devant vous, que nous sommes totalement engagés, comme vous le savez, à défendre les acquis des enseignants et des enseignantes de Guinée, à travers le mémorandum et la plateforme revendicative déposés auprès du gouvernement. Soyez rassurés, au vue de notre entente, de notre unification et de nos engagements communs, nous irons jusqu’au bout. Toutes les dispositions envisagées pour la réussite de notre combat seront respectées.
Nous le disons haut et fort : tous les blocages, notamment ceux concernant les enseignants, seront levés. Depuis 2023 jusqu’à maintenant, tous ceux qui sont bloqués seront débloqués.»
Le syndicaliste a également évoqué la question des doublons dans le système éducatif: « Même les cas de doublons qui sont en classe, on va les régulariser, au détriment des fictifs. Aujourd’hui, il y a un déficit de 18 000 enseignants. Donc, restez tranquilles, nous avançons rapidement.»
Concernant la signature du statut particulier de l’éducation, Aboubacar Soumah s’est montré ferme: « En ce qui concerne la signature du statut particulier de l’éducation, vous le savez, nous avons dit : le 15 novembre, c’est la date butoire. Si, d’ici cette date, aucune disposition favorable n’est prise, nous nous retrouverons ici pour analyser ensemble la situation et prendre les décisions qui s’imposent. Notre dernière arme, nous allons l’exhiber. Pour le moment, nous utilisons les voies de recours, pas à pas. Parce que le syndicat, c’est le respect des principes, de la procédure et du droit. »
Aboubacar Soumah a tenu à préciser que leur démarche n’avait aucune connotation politique: « Si nous ne sommes pas entendus, qu’on ne vienne pas dire que nous sommes manipulés par des politiciens ou que nous cherchons à déstabiliser le régime. Nous ne défendons pas des intérêts personnels. La coïncidence entre notre plan de revendication et la période électorale est purement fortuite. Ce sont deux choses différentes. »
Sur la crainte d’un éventuel déclenchement de grève en période électorale, le syndicaliste a été catégorique :« Aucune activité ne peut nous empêcher de déclencher un mouvement si nous ne sommes pas entendus. Donc, chers camarades, restez tranquilles. Nous agirons conformément à la décision de la base. »

En attendant, il a lancé un appel à tous les enseignants : « Surtout, nous vous demandons d’être en classe et de donner les cours. Tant que vous ne recevez pas de messages de notre part, continuez à enseigner. Le moment venu, nous vous passerons les informations. D’ici là, donnez les cours. Il n’y a pas de grève sauvage chez nous. »
Amadou Diallo














