À mesure que la présidentielle de 2025 approche, l’attention se cristallise sur la Cour suprême, institution chargée pour le moment de recevoir les dossiers de candidature en attendant la mise en place de la Cour constitutionnelle. Selon les dispositions du nouveau Code électoral, notamment l’article 128, le dépôt des dossiers doit s’effectuer au plus tard 55 jours avant la date du scrutin.
L’article 128 stipule que les candidatures à l’élection présidentielle sont déposées au greffe de la Cour constitutionnelle, accompagnées d’une déclaration en double exemplaire. Cette déclaration, signée du candidat, doit attester sur l’honneur que l’intéressé remplit toutes les conditions d’éligibilité prévues par la loi.
Une fois le dossier reçu, le chef du greffe délivre un récépissé de dépôt au candidat. Toutefois, précise le texte, ce récépissé ne n’équivaut pas à la validation officielle de la candidature.
Dans un délai de deux jours suivant la déclaration de candidature, chaque prétendant à la magistrature suprême doit verser une caution auprès du Trésor public. Le montant de cette caution est fixé par l’Organe de gestion des élections (OTIGE), aujourd’hui remplacé, à titre transitoire, par la Direction générale des élections (DGE), en charge de l’organisation de l’ensemble des scrutins en Guinée.
La loi prévoit par ailleurs que :
– la caution des candidats non retenus soit remboursée dans un délai maximum de sept (7) jours à compter de la date du rejet de leur candidature ;
– les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour, peuvent également bénéficier du remboursement de leur caution, mentionne le texte.
Amadou Diallo














