A la suite du dépôt officiel de la candidature du président de la transition, Mamadi Doumbouya, à l’élection présidentielle du 28 décembre prochain, les réactions des citoyens guinéens sont partagées. Entre respect de la Constitution, reconnaissance du travail accompli et appel au renouvellement politique, les avis divergent.
Pour Zézé Akoye Goepogui, enseignant et professeur de mathématiques, la loi fondamentale doit rester la seule boussole. « En tant que citoyen, je pense que nous avons voté une Constitution. Si cette Constitution lui permet de se présenter, alors qu’il se présente. Mais si elle ne l’autorise pas, qu’il ne le fasse pas », affirme ce père de famille.
Le professeur rappelle que le chef de l’État avait initialement déclaré qu’il ne se présenterait pas, tout comme les membres de son gouvernement. Selon lui, seules les conditions fixées par la Constitution doivent prévaloir. « Nous sommes des êtres humains, et il est normal de changer d’avis. Mais tout doit se faire dans le respect des règles », souligne ce compatriote avant de dénoncer le manque d’alternance au sein des partis politiques guinéens.
« Quand on regarde les partis en Guinée, combien ont changé de président ? Aucun. C’est là que commence la dictature, même à l’intérieur des partis. »
Pour Kouyaté Zakaria, un autre citoyen, il est temps d’ouvrir la voie à une nouvelle génération de dirigeants. « La jeune génération est déjà là. Elle est formée et capable. Pourquoi ne pas lui donner aussi sa chance », plaide Moustapha Diallo.
A l’inverse, certains citoyens soutiennent ouvertement la candidature de Mamadi Doumbouya.
Pour d’autres, la candidature du général-président était prévisible depuis l’adoption de la nouvelle Constitution.
« Depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, celle-ci lui permettait d’être candidat », explique ce citoyen.
Damba Morlaye














