Le tribunal de première instance de Siguiri a ouvert le procès d’un présumé réseau de trafic de carburant impliquant huit personnes. Les accusés, dont des chauffeurs, cultivateurs et pompistes, sont poursuivis pour vente illicite, stockage frauduleux et transport dangereux de produits pétroliers.
Selon l’enquête, plus de 250 bidons d’essence et de gasoil auraient été saisis dans le cadre de cette affaire. À la barre, la plupart des prévenus ont nié toute intention de trafic, invoquant des gestes d’entraide ou des activités de subsistance. Seuls Adama Condé et Daouda Traoré ont admis partiellement les faits, reconnaissant la possession du carburant destiné, selon eux, aux sites d’orpaillage dépourvus de station.
Le ministère public a requis une requalification des charges en « atteinte à l’économie nationale », tandis que la défense a plaidé la liberté provisoire.
Le dossier est renvoyé au 12 novembre pour la poursuite des débats.
Amadou Diallo














