Le parti Union des Forces Démocratiques (UFD), dirigé par Mamadou Baadiko Bah, a annoncé qu’il ne participera pas à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025.
Dans un communiqué rendu public ce dimanche, l’UFD indique avoir, dans un premier temps, envisagé de présenter la candidature de son président avant de se raviser, « après mûre réflexion ».
« De multiples raisons nous amènent à la conclusion que cette élection ne sera ni libre, ni honnête, ni transparente », peut-on lire dans le communiqué signé par Mamadou Baadiko Bah.
Le parti justifie sa décision par « les graves irrégularités » observées lors du référendum du 21 septembre 2025, qu’il qualifie de « triste expérience ».
Parmi les anomalies relevées, l’UFD cite notamment : le non-recensement de nombreux électeurs à l’étranger ; l’absence de listes électorales accessibles au public ; l’utilisation des moyens de l’État pour la campagne du pouvoir ; la partialité des médias publics ; ainsi que le manque total de transparence dans le dépouillement et la publication des résultats.
Le parti de l’ancien député dénonce en outre une « confusion manifeste » entre le recensement général et les listes électorales, ainsi que la nomination des membres des bureaux de vote « exclusivement par l’administration et les municipalités acquises au pouvoir ».
Pour l’UFD, la sélection des candidats autorisés à concourir illustre « la volonté de simuler une compétition électorale » afin de légitimer une victoire déjà programmée du candidat du pouvoir. Le parti rappelle que la candidature de ce dernier viole la Charte de la transition, qui lui interdit formellement de se présenter à la prochaine élection.
l’UFD promet de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un véritable État démocratique en Guinée et appelle ses militants à rester mobilisés pour que “le pouvoir revienne au peuple”.
AOB














