Le jeune candidat à la présidentielle, Amadou Thyndèl Diallo, a vivement réagi après le rejet de sa candidature par la Cour suprême. Dans une déclaration solennelle, il a affirmé « prendre acte » de la décision tout en la contestant avec la plus grande fermeté, dénonçant une mesure qu’il juge « arbitraire et discriminatoire » à l’encontre de la jeunesse guinéenne.
« Nous prenons acte de la décision de la Cour suprême rejetant notre candidature, mais nous la contestons avec la plus grande fermeté », a déclaré M. Diallo, entouré de ses proches collaborateurs. Selon lui, la décision de la Cour, fondée sur la disposition légale fixant l’âge minimum des candidats à 44 ans, constitue une entrave au renouvellement générationnel et un frein à la participation politique des jeunes.
Le candidat recalé s’est indigné qu’« en un siècle où le monde voit émerger une nouvelle génération de dirigeants jeunes, dynamiques et visionnaires », la Guinée fasse le choix d’« exclure délibérément sa jeunesse ». Pour lui, cette limitation d’âge « est une véritable insulte à la jeunesse guinéenne et, au-delà, à toute la jeunesse africaine ».
Amadou Thyndèl Diallo, dont la candidature avait suscité un vif engouement populaire, a salué « la mobilisation exceptionnelle » des Guinéens à l’occasion du dépôt de son dossier. Il a appelé ses partisans au calme et à la concertation, tout en annonçant l’ouverture prochaine de consultations nationales avec les acteurs politiques, les mouvements de jeunesse et la diaspora, afin de définir la suite à donner à ce qu’il qualifie de combat générationnel: « Ce qui se joue ici dépasse notre seule personne. C’est le combat de toute une génération qu’on cherche à faire taire. Mais nous refusons de nous taire », a-t-il martelé, avant de conclure : « La Guinée ne se construira pas sur l’exclusion, mais sur la justice, la vérité et l’unité nationale. »
Amadou Diallo














