Le président de l’Union des Guinéens pour le Développement (UGD) et du Mouvement Synthèse, Amadou Thierno Diallo, s’est exprimé ce vendredi 14 novembre 2025 à la maison de la presse. Face aux journalistes, l’ancien ministre de la Coopération internationale est revenu sans détour sur le rejet de sa candidature à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 par la Cour suprême , ainsi que sur plusieurs sujets.
Revenant sur les événements ayant suivi le coup d’État du 5 septembre 2021 suite à une question, Amadou Thierno Diallo a confirmé avoir été convoqué à la gendarmerie nationale, comme de nombreux anciens ministres. Il a livré un récit détaillé: « Oui, j’ai été convoqué à la gendarmerie comme tous les membres du gouvernement, après la prise du pouvoir. Deux mois après, on m’a pris comme consultant. J’étais en mission à Lomé quand la convocation est arrivée. Je me suis déplacé, je suis revenu. Quand il y a eu la prise du pouvoir, je n’étais pas en Guinée, j’étais en mission. Beaucoup m’ont dit. Tu ne peux pas revenir en Guinée. J’ai répondu. Pourquoi pas ? Ils insistaient. Il ne faut pas venir. Mais je suis revenu. J’étais en mission pour l’État, j’ai fait mon rapport, et je suis allé au village.
Quand mon tour est arrivé, je suis venu à la gendarmerie. On m’a auditionné pendant trois ou quatre heures. L’audition a pris fin au moment où l’on m’a demandé combien je gagnais avant de devenir ministre. Je n’ai pas répondu à cette question. »
L’ancien ministre a également fait une mise au point: « Le dernier bulletin de mon salaire à la Banque Islamique de Développement avant de devenir ministre est disponible. En venant au gouvernement, j’ai perdu 30 fois mon revenu. En tant que ministre, j’ai perdu une valeur de 10 millions. Je ne suis pas venu pour me servir, mais pour servir mon pays. »
Il affirme ensuite que ses revenus antérieurs dépassaient largement les ressources du département qu’il a dirigé: « Mon revenu annuel était supérieur au budget du ministère de la Coopération. »
Amadou Thierno Diallo assure avoir assumé certaines dépenses de fonctionnement du ministère avec ses propres moyens: « À l’heure où je vous parle, l’État me doit plus de 300 millions fg. En tant que ministre, j’ai financé mes missions, j’ai même financé l’hébergement du site du ministère. C’est l’État qui me doit, je ne dois rien à l’État. »
Amadou Diallo














