À l’approche de l’inauguration officielle de l’échangeur de Bambéto, prévue ce samedi 15 novembre 2025, l’atmosphère est déjà électrique autour de la nouvelle infrastructure, pendant que des habitants commencent à rallier massivement les abords de l’ouvrage, impatients de vivre cet événement attendu depuis plusieurs mois.

De part et d’autre de l’échangeur, un dispositif sécuritaire particulièrement impressionnant est déployé. Bérets rouges, unités mixtes, hommes en veste sombre : toutes les composantes semblent mobilisées pour sécuriser et filtrer l’accès au périmètre réservé aux autorités. En provenance de Bomboly, la première ligne est assurée par des gendarmes et policiers positionnés sous la passerelle, chargés de canaliser un flux humain de plus en plus dense.

Un peu plus loin, avant la mosquée turque, deux blindés supplémentaires sont installés. À leur sommet, des éléments des forces spéciales, visages cagoulés, armes pointées vers le sol, scrutent attentivement les alentours. La dernière ceinture de sécurité, composée d’hommes en uniforme munis de talkie-walkies, n’autorise le passage qu’aux détenteurs de cartons d’invitation bleus. Même certains journalistes, dépourvus de ce précieux sésame, se voient refuser l’accès à la zone protocoliaire où l’on peut pourtant lire : « Vous êtes le bienvenu ».

Ce dispositif retient l’attention des nombreux observateurs massés autour de l’ouvrage. Tous attendent désormais l’arrivée du président Mamadi Doumbouya, annoncée comme le moment fort de l’inauguration de cette infrastructure devenue un symbole de modernisation pour la haute banlieue de Conakry.

Amadou Diallo, aux abords de l’échangeur de Bambéto pour Allureinfo.net














