La controverse née autour des conditions de préparation du Syli National au Maroc continue d’alimenter le débat. Tout est parti d’une sortie de Tanou Diallo, journaliste et officier médias de la CAF, qui a vivement dénoncé les difficultés logistiques auxquelles l’équipe serait confrontée au compte de la fenêtre internationale de ce mois de Novembre.
Selon lui, malgré la victoire en amical contre le Liberia, ce samedi 15 Novembre, la sélection guinéenne ne bénéficierait pas de conditions convenables. Il cite notamment le cas des joueurs qui, d’après ses propos, ne disposeraient que d’un seul maillot d’entraînement à laver quotidiennement. Une situation qu’il qualifie de scandaleuse et indigne d’un pays comme la Guinée, rappelant que des problèmes similaires avaient déjà été signalés lors du CHAN en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie.
Il interpelle ensuite les dirigeants du football guinéen. Selon le très informé Tanou Diallo, pour attirer les jeunes binationaux et rivaliser avec les meilleures nations du continent, il estime indispensable de revoir l’organisation interne. Selon lui, l’un des principaux freins aux performances du Syli reste l’absence d’une structure claire, d’une planification efficace et d’une vision à long terme.
Face à l’ampleur de la polémique, la rédaction de 100% Foot a mené ses propres vérifications. Son journaliste Alpha Baldé affirme avoir contacté deux joueurs actuellement présents à Casablanca. Ces derniers contestent la version qui circule sur les réseaux sociaux.
Ils confirment disposer de deux maillots d’entraînement, et non d’un seul. Ils précisent aussi que les polos sont changés tous les trois ou quatre jours, et qu’un double jeu de maillots était disponible lors du match contre le Liberia. Ils insistent sur le fait qu’il serait faux d’affirmer que l’équipe n’a qu’un seul équipement.
Les joueurs réagissent également à l’absence de fanion lors de la rencontre amicale. Pour l’un d’eux, il s’agirait d’un simple « oubli de préparation », un incident déjà observé avec d’autres sélections par le passé. Un élément qui, selon lui, n’a rien d’inhabituel et qui n’a été remarqué qu’après coup, à travers les photos diffusées en ligne.
La rédaction de 100% Foot affirme disposer de la preuve audio de ces échanges, prête à être fournie si nécessaire.
Au-delà des divergences, ce débat rappelle l’urgence d’une gestion plus rigoureuse autour du Syli National. Le potentiel est réel, les ambitions aussi. Il reste à aligner l’organisation sur les attentes du public et les exigences du football moderne.
Mohamed Béné Barry














